16 juin 2010

Entreprendre pendant la crise?

Buzz Entrepreneur est un site destiné à faciliter le financement des projets d'entreprise directement entre particuliers. Un peu sur le principe de MyMajorCompany pour la musique, Buzz entrepreneur met à disposition des entrepreneurs de demain une communauté d'investisseurs potentiels qui va pour vous réfélechir, analyser votre projet, évaluer son potentiel et vous permettre si le projet parait viable de vous accompagner vers une levée de fond.

Un Business Angel 2.0 pour ainsi dire.

L'interet principal étant surtout l'accompagnement des jeunes entrepreneurs qui, souvent, abandonnent leurs projets devant les lourdeurs administratives et la difficultés à trouver la bonne réponse à leurs milliers de questions. Ici les internautes évaluent vos projets, répondent à vos questions, vous donne leurs avis et participent activement à votre future levée de fonds 2.0 couvrant la création, la cession ou bien la reprise d'entreprise.

Ensuite, une fois que les investisseurs et l'entrepreneur se mettent d'accord, Buzz Entrepreneur vous aidera à constituer le dossier et mettre en place des accords le cas échéant avec des partenaires locaux (conseils juridiques et fiscaux, banques...).

L'inscription et l'accompagnement sont totalement gratuits, Buzz Entrepreneur perçoit ensuite en cas "d'accord" 4% du montant financé.

Un beau projet pour les jeunes entrepreneurs ou les patrons en difficultés, en temps de crise on ne peut que vous conseiller ce site, alors on y va, on s'inscrit et on se lance car comme disait Mark Twain : "ils ne savaient pas que c'était impossible. Alors ils l'ont fait". On arrête de rever et on tente ici

28 octobre 2009

Tout le monde travaille pour Google

Des millions d'internautes aident à la numérisation massive de livres. Sans le savoir.

Ils sont malins, les dirigeants de Google. Pour accélérer leur programme de numérisation de livres, ils font travailler bénévolement des millions d'internautes. Vous, moi, n'importe qui. Comment ? Chaque fois que vous vous inscrivez sur un service en ligne, que vous remplissez un formulaire sur le Web ou déposez un commentaire sur un blog, on vous demande de reproduire dans une case les mots ou les lettres représentés dans une image. Le but : confirmer que vous êtes bien un humain et non un robot, pour éviter le spam. C'est ce qu'on appelle un « captcha ». Et chaque fois, il y a de grandes chances pour que vous travailliez sans le savoir pour Google. Le géant américain a en effet racheté le mois dernier la société reCaptcha, spécialisée dans cette technologie. Pas pour se protéger du spam, mais pour en exploiter les résultats et identifier ainsi les mots que les programmes de reconnaissance de caractères n'arrivent pas à décrypter.

«Captcha»

Quand ces logiciels analysent un texte imprimé, il leur arrive de confondre le «l» avec un «1», le «0» avec un «O», etc. En général, le correcteur orthographique intégré rétablit les bonnes lettres. Mais quand le texte est mal imprimé ou que le document est froissé ou taché, la capacité de déduction du logiciel est vite prise à défaut. Il écrit «nomye_a» au lieu de «rangement»,«1orsgd0n» au lieu de «lorsqu'on» ou… abandonne purement et simplement, se contentant d'insérer l'image du mot inconnu au milieu du texte reconnu. Et c'est là que vous intervenez, auxiliaires inconscients de ce grand œuvre. À vous de jouer les correcteurs. Toutes les images de ces mots sont transmises au « captcha », qui les soumet à votre sagacité quand vous avez fini de remplir le questionnaire en ligne. Mais pour que le système fonctionne, chaque mot non reconnu est accompagné d'un mot connu. Vous devez taper les deux mots de l'image : Google part du principe que si vous avez saisi correctement le mot connu, c'est que vous avez aussi déchiffré le mot inconnu. Votre formulaire est donc validé ou publié, et Google récupère votre contribution, qu'il compare à celle d'autres internautes. C'est ainsi que vos corrections font avancer la numérisation des livres par Google, qui dépasse désormais les 10 millions d'ouvrages.

Environ 200 millions de ces « captcha » sont identifiés chaque jour par des humains dans le monde entier. Des opérations qui prennent une dizaine de secondes à chacun. Et qui, en s'additionnant, permettent à Google d'économiser l'équivalent de 150 000 heures de travail. Astucieux, n'est-ce pas ? Un nouveau modèle économique voit le jour.

A lire ici

 

 

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15 septembre 2009

La rupture des médias et le performance marketing

Le principe fondateur du performance marketing est la rémunération aux résultats. L'affiliation, son métier fondateur, propose à des apporteurs d'affaire une commission pré-établie en fonction d'une action bien definie en amont réalisée sur le site de l'annonceur.

Le voyage est l'un des secteurs les plus experts, les plus historiques, et les plus novateurs en performance marketing. Leurs réseaux d'affiliés sont en général constitués de centaines voire de milliers d'éditeurs, les intégrations sont de plus en plus intégrées et les résultats sont juste impressionnants, mais dois je rappeler que la base du principe est de proposer aux dits apporteurs d'affaire l'ensemble des outils pour que le programme fonctionne.

On cite souvent comme outils de travail, en vrac, les élements créatifs, une politique commerciale intelligente et évolutive, des animations personnalisées, des kit emailings sympas, des flux XML, des boutiques exportables...j'en passe et pas des moindres, cependant L'outil principal et Le facteur clé de succès d'un programme d'affiliation est l'optimisation du tunnel de transformation. On est pas là pour que l'internaute identifie la marque mais bien pour l'aider dans sa prise de décision d'achat : faire en sorte que le produit qui l'a fait cliquer soit disponible, accessible rapidement et surtout payable en ligne.

Un tunnel de conversion optimisé permettra à l'internaute de ne pas se perdre, à l'affilié d'être en confiance avec l'annonceur avec lequel il a cette relation de partenariat et à l'annonceur d'optimiser ses indicateurs de performance et de donner un sens à sa politique de tracking.

Donc la base est : faites en sorte, annonceurs, qu'il y ait le moins de clics possible entre le premier clic et la transformation finale.

Mais surtout annonceurs, respectez la chaine média. Certes je parle souvent de convergence des médias, de l'impact des différents leviers e-marketing entres eux, mais aussi des liens très forts entre les investissements offline et les actions digitales MAIS il y a un principe fondamental à respecter : on ne rompts jamais la chaine de valeur média.

ça à l'air évident mais dans les relations de type"apporteurs d'affaire", il est non seulement logique mais aussi essentiel que l'ensemble de la conversion soit traçable en ligne. Il est inenvisageable de briser la chaine média. La rupture média a des conséquences gravissimes pour tous les concernés : l'internaute qui a cliqué sur une super promo, aguerri au web, et qui se retrouve forcé par l'annonceur à appeler un call center, les affiliés qui ne peuvent pas faire valoriser leur travail d'aide à la conversion et percevoir leur commission, et l'annonceur qui a une vision faussée de l'apport de chacun de ses médias dans son recrutement client.

Je cite encore une fois comme source et exemple le forum webmasterclub où des affiliés nous parlent de certains voyagistes supprimant le bouton "acheter" dans les pages dédiées à l'affiliation pour certains voyages. Même si je peux concevoir le principe sur les séjours indisponibles en stock, d'autres questions se posent : A quand de vraies rémunérations sur les ventes faites via le call center, ok pour rompre la chaine média mais dans ce cas, soyons capables d'identifier par batch la source de la vente finalisée par téléphone et rémunérons l'apporteur d'affaire ! De même pour des secteurs où les variations de stock sont fortes, les intégrations ne devraient elles pas toutes devenir dynamiques, via appel systématique des bases clients? Certes, je sais bien que, notamment pour les vendeurs de billets d'avion, il est quasiment impossible d'aller interroger en temps réel les serveurs centraux des compagnies aeriennes mais des solutions existent.

En tous cas il me semble essentiel d'envisager les principes du performance marketing de façon discipliné : les reflexions de communication à la performance sont transversales et ont doivent être centrales dans les stratégies média. Avoir un call center c'est bien, faire de la pub TV aussi mais vos relations avec vos apporteurs d'affaire, on ou off line (agences de voyages, affiliés et autres partenaires) doivent être au coeur de vos stratégies média et marketing.

Nous sommes encore à la genèse de la communication digitale, les outils de tracking on et on/ off évoluent, les annonceurs pensent transversalité de plus en plus, les reflexions Brand et ROi sont de moins en moins traitées en silo...mais il y a encore beaucoup d'efforts à fournir pour que les conséquences de vos actions médias soient correctement analysées et prennent un sens.

En attendant, choyez vos apporteurs d'affaire pour la qualité du travail fourni et la maitrise des coûts qu'ils permettent. Plutôt que de rompre la chaine média, mettez en place des stratégies de tracking différenciées, hybridez vos modèles économiques pour moduler vos coûts d'acquisition globaux mais ne faites pas fuir ceux qui travaillent le plus pour votre recrutement de nouveaux clients !

24 août 2009

Reconciliation de la Brand et du ROI

Du fait de la crise économique, de la multiplication des offres médias, de la difficulté de positionnement des différents acteurs, de la fragmentation de la chaine de valeur digitale ou tout simplement de la volatilité du marché, ou pour toutes ces raisons les annonceurs placent de plus en plus le digital au coeur de la consommation média.

la principale conséquence pour nous, agence média, c'est la multiplication des consultations et autres appels d'offres de gestion des investissements médias : les annonceurs remettent plus facilement leur budget média en compétition.

Et l'une des questions revenant le plus souvent ces derniers mois et sur laquelle tout le marché planche est : comment réconcilier le Brand et le Retour sur Investissement.

En effet jusqu'à présent les objectifs de brand, c'est à dire de notoriété ou de positionnement de la marque, et les objectifs ROI, générer des ventes en maitrisant le coût d'acquisition, ont toujours été traités en silo. Achats dissociés malgré de plus en plus d'offres 360 des régies, stratégies et modes d'achats différents (certains continuent à allouer l'achat CPM au branding et l'achat au CPA au ROI), une crise économique qui nous fait à tous perdre nos repères : des régies, même les plus haut de gamme, qui gardent leurs invendus pour proposer aux annonceurs une offre à la performance, des technologies d'optimisation de la rentabilité proposées par des régies "brand", des partenariats de moins en moins long terme mais plus "renouvelés"...bref notre marché tâtonne au moment où les annonceurs se posent de vraies questions sur la façon dont ils vont vendre, être rentable, travailler leur image tout en dépensant mieux.

A mon sens, nous allons vers une réunification du brand et du ROI naturelle venant à la fois de la spécificité de notre média digital, et de la maturité à laquelle arrivent les différents acteurs : nous sommes tous dans une démarche d'optimisation globale et non plus en silo : optimiser une campagne SEM ou d'affiliation, optimiser un taux de clic...nous savons tous le faire mais en silo alors qu'optimiser de façon globale et intégrée, dans les faits c'est pas aussi simple.

Notre métier va devoir inclure l'ensemble de la consommation média pour que notre travail d'optimisation ait un sens. Et utiliser le savoir faire des experts de la marque de façon synchronisée avec les expertises ROIstes n'est plus une option.

Nous sommes en mesure aujourd'hui d'intégrer l'ensemble de la chaine de valeur digitale en analysant précisément le parcours de conversion, de l'exposition on ou off à la conversion, en intégrant les duplications et les spécificités liés à chacun des canaux. Ceci nous permet d'optimiser l'allocation des moyens digitaux. Nous réalisons à quel point le débat brand Vs ROI est caduc. Le brand a un impact sur les performances et sans investissements purement Marketing direct, le branding n'aura qu'un impact moyen surtout pour les pures players.

Le vrai challenge est de doser les investissements brand de façon renouvelés comme les investissements purement ROI. On adapte car le média digital est vivant et l'audience est tout sauf fragmentée : il n'y a pas des audience de marque d'un côté et des audiences du canal de l'autre.  Il y une seule audience liée au contenu de l'annonceur. Alors investissons de façon "chirurgicale" dans la continuité du parcours de l'internaute et non plus en silo : on s'adapte à l'audience et en le faisant on l'optimise plutôt que de tenter '"d'orienter" l'audience par des investissements "métiers".

27 juillet 2009

EPC dans le voyage : quel avenir?

Ayant commencé ma carrière chez Easyvoyage.com, je garde une affinité particulière pour le secteur Voyage, un des secteurs les plus dynamiques et novateurs de l'E-marketing.

Les annonceurs voyage en performance marketing sont parmi les plus aguerris sur les questions de ROI et de gestion de leur campagne d'acquisition et observer leur stratégie et les décisions innovantes qu'ils peuvent prendre peut nous orienter sur la façon dont notre marché peut être susceptible d'évoluer.

Aujourd'hui ma réflexion a été titillée par un topic intéressant sur webworkerClub, Une des communautés de webmasters francophone les plus actives où Olivier Perrot,  éditeur de Tout gagner et de Oogolo notamment, lance le débat de la baisse des EPC dans le secteur tourisme en affichant avec la plus grande transparence son Top 10 des annonceurs les plus rentables en affiliation. L'indicateur de rentabilité utilisé est l'EPC (Earn per click) qui est le ration CA généré Vs clics envoyés chez l'annonceur.

Ces chiffres sont intéressants car le site génère un volume variant de 250 000 à 500 000 clics sortants par mois et est donc suffisamment puissant pour que ces chiffres veuillent dire quelque chose.

Oogolo.fr a été créé en juin 2007 en même temps que le magazine du même nom. Le site internet se veut un outil pour mettre en application les conseils donnés dans le magazine.

Oogolo.fr reçoit chaque mois 350 000 visites de la part de plus de 200 000 visiteurs uniques pour 2 900 000 pages vues et génère un traffic de plus de 500 000 clics mensuels vers des sites d'ecommerce.

Une newsletter "Alertes tourisme", présentant des astuces et des bons plans dans tous les domaines du tourisme est envoyée chaque semaine à plus de 220 000 abonnés.

Un site référent sans aucun doute.

Voyons donc précisemment les chiffres d'Oogolo pour le mois de juillet à date  :

1) Ecotour : 0.271€ (7,1% des clics)- Affiliation directe
2) Opodo : 0.246 € (9,1 % des clics) - Affili.net
3) NF : 0.21 € (7,4% des clics) - PI
4) Promovac : 0.197 € (32.5% des clics) - Zanox
5) Thomas Cook : 0.168 € (9,8% des clics) - CJ
6) Lastminute : 0.126 € (11,5% des clics) - CJ
7) VSNCF : 0.115 € (6.9% des clics) - Zanox
8) Marmara : 0.106 € (11.5% des clics) - Reactiv Pub
9) XL : 0.104 € (3.1% des clics) - Effiliation
10) Vacances Transat : 0.07 € (0.5% des clics) - PI
11) Look : 0.057 € (7,8% des clics) - Détagué
12) Expedia : 0.028 €(1.6% des clics) - CJ -

Olivier Perrot, qui est un des plus grands détracteurs du bon de reduction en affiliation (selon lui des éditeurs qui cannibalisent les ventes des autres affiliés, sites de contenus ou comparateurs), explique que les 5 voyagistes les plus rentables sont ceux ayant sorti les BR (sites de bons de reduction) de leur programme ou ayant un panier ne proposant pas de case BR.

Alors le bon de reduction, réel apporteur d'affaire? accelerateur de transformation ou juste voleur de cookie? Cette question est déliberemment reductrice mais se pose de plus en plus. Si cette question se pose beaucoup pour les sites de codes de reduction, nous pouvons élargir la reflexion sur les sites proposant des intégrations intrusives comme le site under. Comment gérer les durée de cookie pour chacun de ces acteurs ayant une part dans la reflexion d'achat somme toute relative...?

Monsieur Perrot prouve en tous cas par les chiffres qu'en se passant de sites de codes de reduction, les annonceurs fidèlisent leurs autres affiliés et leur permettent une rentabilité plus intéressante. Et même si nous sommes loin des EPC de 2005 (je me souviens que 0,40 € n'était pas illusoire et qu'à l'époque il fallait batailler pour qu'un affilié lache le CPA pour bosser au CPC), comment expliquer cette chute de la rentabilité de gros éditeurs spécialisés sur le ROI en travel?

J'ai contacté Jean Philippe Pfeiffer et Jean Christophe Gigniac, éditeurs de Vacanceo.com une des premières communautés voyage avec easyvoyage et qui a été pendant longtemps le premier apporteur d'affaire des plus gros annonceurs voyage. Même si le site continue à (bien) vivre, ils ont abandonné tous les deux l'espoir de voir les intégrations voyage à la performance leur apporter la rentabilité saine des premières années, ils préfèrent se concentrer sur des activités plus rentables et moins chronophages. Pour eux, le sujet des attributions de cookie reviens souvent à la charge :

"Nous trouvons que les EPC de l'affiliation sont en constante baisse depuis des mois, dans tous les secteurs du voyage. Même s'il est impossible de connaître en détail les raisons de cette chute, nous savons que de nombreux parasites gravitent autour de l'affiliation. Nous trouvons anormal que les commissions dues à notre travail d'apporteur d'affaire soit vampirisées par des programmes ou sites dont l'existence ne réside que dans le but de poser des cookies. Nous constatons tous les jours que la course à la commission menée par certaines plateformes, agences et annonceurs tue le principe même du marketing à la performance auquel, pourtant, nous étions attachés. C'est la raison pour laquelle nous allons, dans les prochains jours, passer à un modèle au clic"

En 2005 nous débattions sur le modèle de vente : CPC et CPA et leur rentabilité respective, débat dépassé aujourd'hui. Car même si pour la plupart la question de monétiser leur espace au CPC ou CPM revient souvent, n'avons nous pas travailler toutes ces années pour que les intégrations contextuelles, dynamiques deviennent les espaces les plus rentables? Notre capacité à tout traquer n'aurait elle pas dû entrainer logiquement un passage sur une monétisation d'espaces quasi full performance?

Il est étonnant de revoir les EPC valorisés à l'époque (décembre 2005) sur du vol sec par Messieurs Vacanceo :

"Puisqu'on se compare, je dirais qu'il est plus interessant de travailler avec les liens d'affiliation qu'avec du clic à 0.15 €, parce que ca rapporte plus. C'est l'interet de notre moteur. Comme je l'ai dit dans un autre post, nos retours sont :
Lastminute : 0.14 € / clic
Anyway vols : 0.21 € / clic
Ebookers : 0.23 € / clic
Vivacances : 0.35 € / clic
GoVoyages : 0.41 € / clic
Opodo vol : 0.7 € / clic
Expedia vol : 0.91 € / clic "

Il est intéressant d'une part de voir à quel point les positions sur la monétisation de l'espace d'un site de voyage a changé et surtout de voir que pour certains annonceurs, les EPC affiliés sont en chute libre. Après avoir bataillé pour les principes fondateurs du performance marketing, les éditeurs, blasé par trop de concurrence, trop de course au cookie, vont ils repartir vers des modèles économiques moins risqué,  mais qui ne vont pas dans le sens de la valorisation des intégrations? Et pour les annonceurs, à laisser leur réseau d'apporteurs d'affaires à la performance se lasser, ne risquent ils pas de tuer la poule aux oeufs d'or?

Alors saturation du marché ou cannibalisation de cookie? Trop d'intermediaires ou trop de déduplication?  De vraies questions que pas mal d'éditeurs mais aussi annonceurs et agences se posent.

 

 

23 juillet 2009

Amazon rachète le géant Zappos.com...biggest deal of the year

Une vidéo : C'est la très belle et originale façon qu'a choisi Jeff Bezos pour annoncer le plus gros deal de l'année (847 millions de dollars...soupir), qui fait dorénavant d'Amazon une des entreprises les plus puissantes du monde.

Jeff Bezos a exposé hier ses ambitions et explique pourquoi ce choix de la croissance externe « Zappos est une compagnie focalisée sur ses clients », explique le fondateur d'Amazon. Et même si Amazon possédait déjà Endless.com, site lancé en 2007 et spécialisé aussi dans la chaussures et les accessoires en ligne, jamais ce site n'a pu s'imposer face au leader incontesté Zappos (qui ferait selon ComScore plus de 4,5 millions de visiteurs uniques par mois)

Amazon rémunèrera les actionnaires de Zappos avec 10 millions de ses propres actions, d'une valeur de 807 millions de dollars, sur la base du cours moyen de son titre au cours des 45 derniers jours de transactions avant le 17 juillet et les salariés de Zappos recevront 40 millions de dollars en numéraire et en titres.

Le titre Amazon ayant bien monté au cours des derniers jours, la facture de l'acquisition atteint en fait 928 millions de dollars si le prix de l'action retenu est celui de la clôture de mercredi et non pas celui du 17 juillet mentionné par le distributeur en ligne.

Après l'acquisition, Zappos continuera à être gérée de manière indépendante par sa direction actuelle, depuis son siège de Las Vegas. Spécialisé au départ dans les livres et les produits culturels, Amazon a énormément diversifié son offre aux fils des ans pour devenir un des site e-commerce les plus varié en terme d'offre.

Bravo au geant de Seattle qui est une des entreprises les plus innovantes de l'Internet (elle est notamment la première entreprise à avoir lancé un vrai prgramme d'affiliation, c'était en 1997) et qui entre dans le Top 5 des sociétés les plus puissantes au monde.

10:31 Publié dans Nouveautés | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : amazon, zappos, rachat

16 juillet 2009

Kelstore, le BR 2.0

Kelstore.gif

Kelstore est un catalogue proposant de façon structurée et organisée tous les bons de reductions et autres codes promo valables sur Internet.

Comme les comparateurs de prix, cette typologie de sites arrive en phase finale de décision d'achat, quand le choix de l'internaute est quasiment fait et qu'il recherche un bon plan comme une reduction en euros ou une livraison offerte pour activer l'acte d'achat.

Le leitmotiv est d'ailleurs clair et très pertinent en temps de crise : "Ne passez plus à côté d'économies sur vos achats Internet".

Le site est mis à jour de façon dynamique et le modèle économique repose évidemment en majeure partie sur la monétisation via le canal affiliation.

Classé par catégorie et par marchand, d'une ergonomie efficace et claire, un design explicite, le site rassure l'internaute. Ce qui explique son succès en près de 2 ans (le site a été mis en ligne en décembre 2007), il valorise une audience régulière de 20 000 visiteurs uniques par mois.

Si ce site est aussi bien réalisé c'est notamment parce que l'éditeur est Massi Sadadou, ex-directeur Ebusiness chez Isobar et actuellement responsable édition chez NextData. Un expert en monétisation à la performance donc. Et qui ne se repose pas sur ses acquis.

Le site a très vite proposé des fonctionnalités dépassant l'aspect catalogue d'informations et a proposé des outils de personnalisations à ses membres : création d'un espace perso, suivi des marchands préféré et de leurs promos en temps réels... Il présente d'ailleurs aujourd'hui son nouvel outil : Le Twitter Kelstore, permettant aux internautes qui le suivent de recevoir toutes les dernières réductions et les meilleurs bons plans.

C'est donc un site classique de bons de reduction mais avec la touche "ergonomie et facilité d'utilisation" qui le rendra grand !

Bravo à Massi et bonne continuation à Kelstore ! Et si vous êtes "fan", prouvez le ici!